En 2016, un trailer de moins de deux minutes mettait le feu aux réseaux rôlistes et otaku. Une étudiante japonaise poursuivie par des horreurs tentaculaires tout droit sorties du Mythe de Cthulhu, le tout animé avec une fluidité à faire pâlir un studio Ghibli sous acide cosmique. Dix ans plus tard, ce court-métrage reste l’un des plus beaux « et si… » de l’animation japonaise. Et l’une de ses plus belles frustrations.
Le synopsis promettait du lourd : une jeune fille hantée par le « Mot », dont les écrits réveillent une menace cosmique. De l’horreur lovecraftienne filtrée par la sensibilité manga, avec cette capacité unique qu’a l’animation japonaise à rendre l’indicible… visible.
Sauf que le film prévu pour 2018 n’est jamais sorti. Le projet a été gelé puis abandonné sans la moindre explication officielle. Les six segments, les réalisateurs confirmés, les studios engagés : tout s’est évaporé comme un rêve de Kadath dans le froid glacial.
En bref : En 2016, le réalisateur Shuhei Morita (nommé aux Oscars pour Possessions) dévoilait « L.S. », un pilote d’animation basé sur le Mythe de Cthulhu, issu du jeu de cartes Force of Will. Le film omnibus prévu pour 2018 n’a jamais vu le jour. Le projet a été annulé sans explication officielle.
Le projet Force of Will the Movie : un rêve englouti à R’lyeh
Le court-métrage « L.S. » n’était pas un simple fan film sorti de nulle part. C’était le pilote d’un projet ambitieux : Force of Will the Movie, un film omnibus de six segments de quinze minutes chacun, tiré du jeu de cartes japonais du même nom. Parmi les factions du jeu, celle baptisée « L.S. » puise directement dans le panthéon des Grands Anciens de Lovecraft. Le casting technique avait de quoi donner le vertige. Shuhei Morita à la réalisation, nommé aux Oscars pour son court Possessions (2013) et connu pour avoir dirigé Tokyo Ghoul. Tatsuyuki Tanaka au character design, légende discrète de l’animation japonaise dont les carnets de croquis (Cannabis Works) sont des objets de culte. Le tout produit par le studio Yamato Works, déjà responsable de Kakurenbo.
Le synopsis promettait du lourd : une jeune fille hantée par le « Mot », dont les écrits réveillent une menace cosmique. De l’horreur lovecraftienne filtrée par la sensibilité manga, avec cette capacité unique qu’a l’animation japonaise à rendre l’indicible… visible.
Sauf que le film prévu pour 2018 n’est jamais sorti. Le projet a été gelé puis abandonné sans la moindre explication officielle. Les six segments, les réalisateurs confirmés, les studios engagés : tout s’est évaporé comme un rêve de Kadath dans le froid glacial.

C’est intéressant de voir un métrage reprenant le mythe du Cthulhu avec une héroïne connaissant la misogynie de Lovecraft et l’absence quasi totale de personnages féminins dans son œuvre.
Je n’avais jamais entendu parler de ce court métrage et j’aurais bien aimé le regarder. Malheureusement, j’ai beau chercher, je ne le trouve pas sur le Net. Tu n’aurais pas le lien pour le visionner par hasard ?
Je me trompe peut-être, mais il n’y a pas eu de long-métrage jusqu’à présent ! À mon avis, ce projet est resté dans un coin jusqu’à ce qu’on finisse par l’oublier. C’est d’ailleurs ce qui m’est arrivé !