Interview jdr – Gods

Gods c’est un projet de jeu de rôles de dark fantasy dans la ligné du Death Dealer de Frazetta, des saga de Moorcock, des Hommes dieux de P.J.Farmer. Le monde y est sombre et violent, le désespoir et la dureté marquent le paysage dans son relief… Les joueurs vont y jouer des personnages forgés dans ce monde violent.

Interview JDR : l'équipe de Gods et non c'e n'est pas une formulation de l'espace ...

Bonjour à toute l’équipe des auteurs/illustrateurs de ce projet visuellement très alléchant et dont le pitch de départ ne nous dépeint pas un énième Donj’. Avouons tout, certains de nos chroniqueurs ont déjà craqué, mais ils ont quelques questions pour vous glanez auprès de la communauté Geek Powa :

Vous aviez lancé un financement participatif en anglais et celui-ci à trouvé le chemin de la réussite critique, pourquoi une seconde campagne en français ?

Mathieu : directeur de l’Arkhane Asylum: Nous avions dès le début prévu de séparer les deux campagnes pour plusieurs raisons. La première est une question de gestion interne: une campagne bilingue nous oblige à tout traduire, notamment les commentaires (il faudrait traduire les posts anglais en français et vice et versa). La seconde raison est plus pragmatique: Bastien vit aux USA, et une partie importante de sa communauté est là-bas. Nous avons donc décidé de commencer avec une campagne KS avant de faire une campagne française lorsque le projet était plus avancé.

Visuellement j’ai eu l’impression de voir une fusion des styles de Frazetta, Brom et Aleksi Briclot… Vos illustrateurs : Pierre Raveau, Nekro et Bastion Lecouffe Deharme ont une tonalité d’illustrations très cohérentes avec l’univers, quels sont les consignes d’avant projet ?

Mathieu: Bastien est le directeur artistique du jeu, il s’occupe donc de coordonner tous les dessinateurs pour s’assurer de l’homogénéité de la gamme, ce qui est un élément très important pour nous.

Bastien Lecouffe Deharme (illustrateur/auteur): En commençant le travail de création des Terres Sauvages, j’ai appliqué un processus qui fonctionne pour moi. J’écris le monde à partir de certaines de mes créations visuelles, et je crée du visuel à partir de ce que j’écris. L’idée n’étant pas de répéter l’un avec l’autre, mais plutôt de faire en sorte que chacun de ces aspects créatifs renforce l’autre. Quand j’ai commencé a invité des artistes pour GODS, j’ai simplement appelé les potes qui avait ce “petit quelque chose” qui correspondait aux Terres Sauvages.

Racontez-nous un peu l’origine du projet Gods :

Bastien: GODS vient d’une envie de retourner aux sources. Après mes années de carrière dans l’illustration et l’écriture, j’ai eu besoin de retourner vers le jeu de rôle, qui est vraiment l’activité qui m’a poussé a vivre de mon art.  Une sorte de clin d’oeil au gamin rêveur que j’étais. GODS compile les thématiques qui me sont chères. C’est un univers de dark fantasy, un jeu adulte, très “référencé” et assez classique, proposant une vision neuve sur des thèmes qui ont été explorés et qui me tiennent a coeur: la tragédie, le gigantisme, les âges sombres, le sang, l’acier … tout ça!

Un livre de base de 460 pages, si je vous dis ”lourd c’est mieux tu peux taper avec” ?

Mathieu: Le livre de base sera un livre univers, un ouvrage complet. Nous ne sommes pas très fan des livres qui vous obligent à avoir 5 suppléments pour connaitre tout l’univers.

Octobre-novembre c’est le champ de bataille des financements participatifs, un mot pour vos adversaires ?

Mathieu: Il n’y a pas de bonne période pour les financements. Le milieu du jeu de rôle en a besoin pour exister. Il faut juste que chacun trouve sa place pour exister. Je pense que GODS est un jeu à part, car cela fait longtemps que la Dark Fantasy n’avait plus de jeu à sa hauteur.

Quelles sont les racines de votre passion pour la dark fantasy, quelques oeuvres/comics à conseiller ?

Bastien: De la musique beaucoup, Black Metal et Doom. Ces musiques hantées, profondes et sincères. Et puis Dead Can Dance. Le travail de Frazetta en illustration, et puis Conan et Elric évidemment. J’y ajouterai la Compagnie Noire et surtout Kane de Karl E. Wagner. Si vous voulez comprendre l’esprit de GODS, lisez Kane!

Est-ce que Gods est le descendant d’une filiation avec Bloodlust et Nightprowler cher à Croc dans ses “jeunes années” ?

Mathieu: Alors, non, il n’y a aucune filiation avec les jeux de Croc. La Dark Fantasy est un genre à part, loin de Bloodlust, et même si des influences communes peuvent se voir, notamment chez Frazetta ou Brom, ce ne sont que des influences artistiques. Il ne faut pas oublier que Bloodlust réutilise les couvertures de Frank Frazetta, il ne les a pas faites pour le jeu. 😉

Bastien: Le descendant, non. Par contre il serait absurde de nier les références communes que GODS a avec Bloodlust. Et c’est complètement assumé. Bloodlust est une référence de jeu Dark Fantasy française, inspiré par Stormbringer, Conan, Kane et le travail de Frazetta qui a été utilisé pour les couvertures. En cela GODS est un cousin de Bloodlust. Mais l’eau a coulé sous les ponts, et nous proposons un jeu neuf, unique, qui marquera les esprits a sa propre manière!

En écrivant et en illustrant Gods, vous écoutez quelles musiques ?

Bastien: Du Black et du Doom. De la musique tranchante, sanglante et mystique. Et puis des musiques atmosphériques et sombres qui se prêtent aux lieux et sujets que je travaille. Mes nuits d’écrits ou d’illustrations sont aussi silencieuses parfois.

Chacun a sa définition du JDR, qu’elle est la vôtre ?

Bastien: J’ai toujours vu le jeu de rôles comme un moyen de partager les histoires que j’ai à raconter, tout en invitant des amis à venir y prendre part et devenir acteurs de celles-ci. Quand j’écris, quand je peins, ces histoires sont vouées à être figées dans un résultat final. Autour de la table, on crée et partage des souvenirs. À une époque d’écrans, de réseaux et de déconnexion, j’aime retrouver l’esprit du conte autour d’une table.

La campagne de financement est bien avancée, quels sont les échanges avec la communauté qui vous ont marqué ?

Mathieu: On remarque que les joueurs semblent très intrigués par la proposition de jeu. Le retour aux bases de la Dark Fantasy semble intéresser les gens, ce qui est pour notre plus grand plaisir.

Le dress code de la dark fantasy tend à évoluer avec les moeurs de notre société, effet de mode, inclusion marketing, un nouveau cycle ?

Bastien: Aucune idée, a ce niveau je suis assez old-school. Ce que beaucoup de gens appellent de la “dark fantasy” parce que ca leur fait un peu peur n’a souvent aucun lien avec la Sword&Sorcery Old school que j’aime vraiment. Le contenu adulte, les thèmes complexes. La violence assumée.

C’est quoi la question qu’on ne vous pose jamais ?

Bastien: “My mother? Let me tell you about my mother!”

On vous laisse le mot ou la citation de la fin …

Bastien:

– “Regarde les cieux!” S’exclama le marin. “Pourquoi les nuages roulent-ils si sauvagement?”.

– «Ce sont les dieux dans les ténèbres», répondit la voix. “Et ils tissent le treillis du destin de l’homme , avec les nuances infinies des ténèbres cosmiques. Vous n’en voyez que les ombres – car les forces du mal doucement se rassemblent pour célébrer les jours à venir. “

Les mots semblaient déchirés et déformés, résonnant à travers des éternités d’espace et de temps. Le marin entendant ces mots lugubres se retourna pour regarder en direction de la voix.
Il n’y avait personne à ses côtés sur le rail.

Karl E. Wagner – Darkness Weaves

Merci à l’équipe d’avoir pris le temps pour nous apporter la parole divine. Gods est en financement participatif sur Ulule jusqu’au 5 novembre 2019 22h00. 
Si vous n’avez pas encore pledge c’est par là : 

https://fr.ulule.com/gods-jdr/

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