Les Terres de Matnak : interview de Posidonia Éditions sur le JDR à zoomorphose

Les Terres de Matnak, JDR mystic-fantasy à zoomorphose par Posidonia Éditions. Interview 2019 et bilan : sortie 2022, univers Obwod, mécanique Éclaireurs.

Les Terres de Matnak, JDR thérianthropique de Posidonia Editions, univers Obwod et Éclaireurs
L’essentiel
Octobre 2019, on rencontre l’équipe de Posidonia Éditions, association cannoise loi 1901, en pleine campagne participative pour Les Terres de Matnak, JDR mystic-fantasy à zoomorphose. Sept ans plus tard, le jeu est sorti (publication 2022 référencée BNF), il a son livret de joueur, ses suppléments, et reste l’un des plus singuliers JDR francophones par son angle « thérianthropique ».

Octobre 2019. À Cannes, l’association Posidonia Éditions (loi 1901, sans but lucratif) lance la campagne participative pour Les Terres de Matnak, un JDR à zoomorphose unique en son genre. Les joueurs y incarnent des Éclaireurs, des humains de la cité de Matnak qui, contaminés par un mal mutagène appelé Obwod, se transforment progressivement en semi-bêtes et explorent un monde post-déluge dévasté.

À l’époque, on tend nos micros à Mathieu Myskowski (illustrations, maquette, développement), Olivier Dalmasso (développement), Guillaume Meistermann (système) et Jean-Pierre Hufen (scénarios). Sept ans plus tard, on confirme : le projet a abouti, le jeu est sorti en 2022 (déclaration BNF juin 2022), disponible chez Trollune, Amazon et chez l’éditeur. La promesse cannoise est tenue.

Interview JDR : Posidonia Éditions et Les Terres de Matnak

Les éditions Posidonia créent des histoires à jouer au format livre et une profusion de projets JDR (Chosen Ones, Gobelin qui s’en dédit, Les apprentis Sorciers). Le collectif comprend des auteurs, illustrateurs, gamedesigner, testeurs. Ils sont cannois et ce bouillonnement de créativité nous a naturellement poussés à leur poser des questions.

Pour nos lecteurs qui ne connaitraient pas encore les Terres de Matnak, pourriez-vous résumer l’univers en quelques lignes ?

Olivier : Après un déluge qui a submergé la puissante cité d’Oréane, les survivants se sont regroupés sur les plateaux de Malaquie et ont bâti Matnak. À l’extérieur, après que les eaux du déluge ont reflué, le reste du monde subit la contamination d’un mal mutagène appelé Obwod. Ce virus inconnu transforme peu à peu les hommes en animaux, ces derniers ayant quasiment tous disparus suite au déluge. Certains de ces êtres sombrent dans la bestialité. Au sein de la cité des Matnak, les humains restent indemnes grâce à la source d’ eau pure de la ville. Il arrive qu’un humain soit infecté par l’Obwod. Il est alors relégué dans le quartier du Colcothar ou exilé. C’est précisément ce qui arrive aux Joueurs. Mais comme ils font partie d’une haute caste de la ville, une alternative s’offre à eux. Après une épreuve initiatique, ils deviennent des Éclaireurs, émissaires au service de Tyzalek, le Grand Alchimiste. Négocier un contrat avec des communautés de l’extérieur, espionner, empêcher ou favoriser un enlèvement ou un assassinat, pacifier une région, autant de missions possibles pour les Éclaireurs.

Les terres de Matnaks ont un goût de jdr Old school, vous êtes nostalgique d’une période du JDR ?

Mathieu : Nostalgique non, le temps passe et nous n’y pouvons rien. Idéaliser le passé ne fait que restreindre notre présent. Par contre j’aime certains éléments du passé, que je trouve toujours aussi forts et pertinents qu’avant. L’idée de conjuguer l’ancien et le neuf m’a paru essentielle. J’ai été formé chez les compagnons du tour de France (menuiserie) et j’ai appris l’histoire de l’art aux Beaux Arts de Toulon ; la transmission, la continuité du savoir est très importante à mes yeux. Piocher de-ci de-là pour un résultat qui me convenait, voilà ce qu’était ma démarche. Je suis fan de rock progressif par exemple, et cette musique m’a beaucoup inspiré pour Les Terres de Matnak. Ce n’est pas pour ça que je veux revoir des rockeurs aux cheveux longs. Je trouve leur musique intemporelle, voilà tout. Dans le cadre du jeu de rôle, c’est pareil. Il y a des aspects oldschool qui me paraissent encore pertinents aujourd’hui, notamment le fun autour de la table, et bien sûr les illustrations réalisées à la main, qui invitent à un autre imaginaire, plus charnel, organique, “intérieur”. Je sais que certains ne vont pas apprécier, mais d’autres aimeront l’esthétique old school. C’est un parti pris.Olivier : Nostalgique, d’une certaine manière, oui. Et Matnak en porte clairement la marque. Mais ça n’empêche en rien d’apprécier les jeux d’aujourd’hui. Nous sommes très clairement marqués par les années 80 et 90. Les illustrations des livres dont vous êtes le héros, Donjons et Dragons, etc… toute la gamme du Monde des ténèbres. Les classiques, en fin de compte. A en juger par le succès de la V20 de Vampire et DD5, nous sommes loin d’être les seuls à éprouver un peu de nostalgie. Remise au goût du jour.Guillaume : Pour ma part, je pense que les Terres de Matnak sont quelque part entre le goût Old school et une certaine modernité. On a du fun, de la simplicité, une participation active du Joueur dans la narration. Le système est pensé dans ce sens avec une base très épurée mais qui permet une grande liberté.

Graphiquement Les terres de Matnak se démarquent de la fantasy proprette, comment se passe la relation entre les auteurs des textes et les illustrateurs ?

Mathieu : Oui, nous sommes loin du merveilleux du Seigneur des Anneaux. Ici pas d’elfes, d’orcs, de méchants ou de gentils. Tous sont des hommes ou des anciens hommes, changés en semi-bêtes, qui luttent pour leur survie. Ce genre d’univers se devait d’être poussiéreux, fragile, sale, mais aussi traversé par la grâce et l’espoir.Pour bâtir l’univers, j’ai d’abord beaucoup dessiné. Ce sont les illustrations qui m’ont permis de créer les textes s’y rapportant. Un pnj apparaissait au bout de mon crayon, et je lui créais dans la foulée ses motivations, sa place dans le monde.Cette procédure a été longue (3 ans) car il était hors de question à ce moment-là de “forcer” mon inspiration. J’ai donc avancé posément, pierre par pierre, quasi inconsciemment. Le plus dur a été de rendre cohérent l’ensemble. Mais au final, ce travail de filtrage a fonctionné . La base était posée, le reste en a découlé.Concernant l’aspect de l’univers il vient du choc que j’ai reçu lors de la sortie de Mad Max fury road, un an à peine après le début de la création. J’étais parti sur une fantasy post-apocalyptique, mais très classique, medfan. Et là je me suis dit banco, faut salir tout ça. Le merveilleux s’est terni depuis quelques temps. Nos imaginaires sont remplis de guerres et de drames, l’écologie devient un problème majeur, les hommes sont devenus fous. Je voulais cet aspect dur, ce monde en décrépitude. Je dis souvent que Matnak est à l’image de l’Europe, enfermée dans un idéal perdu. Mais malgré cela, l’espoir perdure. Les Terres de Matnak sont dominées par le chaos, mais des forces agissent en faveur de l’ordre, de l’espoir et de la paix.Olivier : Mathieu est le créateur du monde de Matnak et son illustrateur . Nous sommes allés spontanément vers lui justement grâce à ce côté à la fois old school et débridé. L’ambiance fantasy à la Mad Max nous a séduits, Guillaume et moi. En ce qui concerne le travail, tout se répond : une illustration de Mathieu suggère un scénario, fait naître un personnage dont on veut écrire l’histoire. Ou au contraire, une idée de personnage nous tenaille, on commence à écrire, Mathieu l’illustre, et ça nous stimule ! Le personnage prend sa place dans une des régions de Matnak, puis dans une intrigue, il suit ses objectifs, etc.Guillaume : Comme l’a dit Olivier, nous sommes avant tout des fans de Mathieu. Pour ma part j’ai de suite accroché à son style, tantôt onirique, tantôt rugueux et violent, à l’image des Terres de Matnak. Pour moi, ses illustrations sont indissociables du jeu. Elles sont vraiment l’incarnation de ce que l’on souhaite faire passer dans celui-ci.

La zoomorphose ,fusion du genre humain et d’une autre espèce, apporte quel enjeu de game design ?

Guillaume : Des enjeux multiples en fait ! Il fallait à la fois pouvoir émuler n’importe quelle capacité animale, être dynamique, rendre compte de la précarité des Éclaireurs qui peuvent succomber définitivement à l’Obwod… un challenge ! Mais nous avons, je pense, réussi notre objectif, avec un mécanisme capable de créer à la volée n’importe quelle capacité. Il fallait aussi prendre en compte ces capacités hors normes dans les scénarios, car l’inventivité des Joueurs est grande, et permet des approches vraiment libres et originales des situations que l’on peut proposer.Les lignes d’interprétations sur ce qu’est un jdr changent d’une personne à l’autre… Pour vous les Terres de Matnak c’est quel type de jeu de rôle ?Olivier : Ludique, décomplexé et orienté action. On vit un bon épisode de sa série préférée, mais en étant acteur et en participant à écrire l’histoire.Mathieu : Loin des clivages, nous avons voulu rassembler plusieurs aspects du jeu de rôle. L’interprétation de son personnage reste centrale, mais le système permet aux joueurs une approche collaborative avec le Meneur. Ils participent activement aux rebondissements, et peuvent accomplir tout ce qu’ils imaginent, et mettre en scène leurs personnages.Comme le dit Olivier, on a voulu un jeu décomplexé, fun, et nous nous sommes servis de tous les outils jdr actuels à notre disposition. Tous genres et types de jeu confondus.Guillaume : J’aime bien la comparaison d’Olivier sur les séries. Matnak est pour moi un jeu de rôle dynamique, avec des Personnages forts, des personnalités, des factions bien marquées, mais aussi un potentiel narratif pouvant se décliner sur plusieurs saisons !

Dans l’équipe de Posidonia, vous êtes plutôt des moutons à 5 pattes ou des spécialistes d’un domaine en particulier ?

Olivier : Moutons à 5 pattes , comme celui du blason de ma ville natale. Le charme de l’impair, que voulez-vous ?Mathieu : nous ne pouvons pas nous exprimer à la place des autres auteurs concernant les autres jdr de Posidonia éditions, mais pour notre équipe nous collaborons ensemble activement à tous les niveaux de la création et du développement. Tout notre travail s’organise autour de réunions hebdomadaires et d’une gestion de doc sous Google drive pour faciliter les échanges et les modifs. Pour la répartition des tâches nous avons désigné en amont des secteurs privilégiés (Guillaume Meistermann au système, Olivier Dalmasso au développement, Jean Pierre Hufen aux scénarios, et moi même au développement, aux illustrations et à la maquette). Bien entendu nous élaborons ensemble la ligne à suivre et chacun à notre manière apportons notre contribution. Du coup oui, un mouton à cinq pattes, mais un mouton spécialiste. Qu’est-ce qui à changé entre vos premières campagnes de financement participatif et celle-ci ?Mathieu : C’est notre toute première en tant qu’auteurs. Et nous découvrons au fur et à mesure l’étendue du travail nécessaire. Nous avançons en confiance, mais également avec prudence. Nous avons d’ailleurs écouté les premiers retours et modifié l’esthétique de la campagne.Guillaume : Il est important de rappeler que nous ne sommes pas des pros. Nous avons chacun un métier, une vie de famille, et le développement du jeu a été une véritable gageure ! Nous sommes heureux d’être parvenus jusqu’ici et d’avoir la confiance de Posidonia. Maintenant, nous découvrons le temps du financement, qui demande de véritables compétences : communication, gestion… c’est un nouveau défi, que nous relevons avec grand plaisir !Olivier : C’est un défi, comme le dit Guillaume. Je souscris à tous ses propos sur le sujet.

Les parties sur Roll 20 avec les backers sont une excellente idée, on aura droit à quelques vidéos éditées ?

Guillaume : Pourquoi pas ! Nous ne sommes pas du tout des spécialistes de l’Actual play, mais c’est une piste que nous envisageons. Il s’agit en tout cas d’un format très en vogue, il y a une forte demande et du choix de qualité. Nous avons déjà testé le jeu par ce canal, mis en place quelques macros pour les différents jets de dés, et les illustrations de Mathieu sont du plus bel effet en ligne !Quelques nouvelles à nous donner sur les autres jeux Posidonia Editions qui sortent dans les mois à venir et un mot de la fin ? Posidonia vous prépare plein de choses dans ses laboratoires souterrains ! Les toutes prochaines sorties seront Chosen Ones, Gobelin qui s’en dédit et Les apprentis sorciers, prévus vers février 2020. Pour l’année suivante, plusieurs projets sont déjà en développement, comme Ynn Pryddein – La Terre des Forts, Les Chroniques du Lac d’Or, Oxyde Rampant, Emysfer ou 2103.

Les Terres de Matnak six ans après : promesse tenue

La campagne participative sur GameOn Tabletop, démarrée en octobre 2019, s’est clôturée avec succès le 7 janvier 2020. Le jeu a ensuite suivi son chemin de production. Selon la déclaration BNF de juin 2022, Les Terres de Matnak est officiellement publié à cette date par Posidonia Éditions. Le jeu est désormais disponible sur Trollune, Amazon, et auprès de l’éditeur. Il compte plus de 150 illustrations couleurs et noir et blanc, témoignage du travail graphique soigné évoqué dans l’interview.

La gamme s’est étoffée avec un livret du joueur séparé et un écran du meneur, déclarés à la BNF dans la foulée. Le format complet (livre de règles + livret du joueur + écran) place Matnak dans la lignée des JDR francophones avec une production matérielle ambitieuse, à l’image de ce qu’on a vu chez d’autres maisons comme Les XII Singes pour Pax Elfica ou Studio Deadcrows pour Runequest VF.

Côté reconnaissance, SciFi-Universe a publié un article dédié à l’interview des auteurs en novembre 2019 (« un JDR thérianthropique »), et Unification France a salué Matnak comme un « JDR mystic-fantasy » en bonne et due forme. Pas de prix majeur reçu à ce jour, mais un accueil critique positif.

L’univers d’Obwod et de la zoomorphose : un angle de jeu singulier

Ce qui fait l’identité de Matnak, c’est son univers post-déluge et sa mécanique de zoomorphose. Reprenons les éléments clés.

  • Le déluge : un cataclysme aquatique a submergé la puissante cité d’Oréane. Les survivants se sont regroupés sur les plateaux de Malaquie et ont bâti la nouvelle cité de Matnak.
  • L’Obwod : un mal mutagène contamine le monde extérieur depuis que les eaux ont reflué. Ce « virus » transforme progressivement les hommes en animaux, certains sombrant dans la bestialité totale.
  • L’eau pure de Matnak : la source de la cité protège ses habitants. Tant qu’on reste à Matnak, on est protégé. Les infectés sont exilés ou relégués au quartier du Colcothar.
  • Les Éclaireurs : haute caste de la ville, ils sont infectés mais détiennent une maîtrise partielle de leur zoomorphose. Ils deviennent des émissaires, explorateurs du monde extérieur, traqueurs et messagers. Les personnages joueurs incarnent ces Éclaireurs.

Mécaniquement, la zoomorphose est traduite par un système de capacités animales modulables, où chaque PJ peut activer ou subir des manifestations bestiales selon les circonstances. Le risque : succomber définitivement à l’Obwod et perdre son humanité. Le bénéfice : des capacités hors normes pour résoudre des situations originales. C’est le cœur narratif du jeu : jusqu’où peut-on aller pour explorer le monde sans perdre ce qui nous fait humain ?

Cette approche thérianthropique est rare en JDR francophone. On peut la comparer à Werewolf: The Apocalypse côté White Wolf, mais Matnak propose un cadre plus original (pas de garous mais des humains-animaux génériques) et un univers post-cataclysmique plutôt qu’urbain contemporain. Pour les MJ qui aiment les univers à concept fort, c’est un terrain de jeu fertile.

Posidonia Éditions, association éditoriale cannoise

Au-delà de Matnak, Posidonia Éditions est une association loi 1901 sans but lucratif, basée à Cannes. Le modèle est singulier dans le paysage du JDR francophone : pas d’objectif commercial, juste l’envie de publier des créations françaises à prix accessible.

La maison a publié plusieurs autres JDR évoqués dans l’interview : Chosen Ones, Gobelin qui s’en dédit, Les apprentis Sorciers. Les sorties annoncées pour février 2020 ont eu lieu (avec parfois quelques mois de retard). La maison a poursuivi son activité, avec d’autres projets dans les tuyaux (Ynn Pryddein – La Terre des Forts, Les Chroniques du Lac d’Or, Oxyde Rampant, Emysfer, et autres).

Le modèle associatif présente un avantage spécifique : autonomie créative totale, prix grand public, pas d’investissement matériel disproportionné (pas de goodies, pas de figurines, pas d’objets collectors). En contrepartie, la croissance est lente et dépend du bénévolat des membres. Pour qui aime soutenir un éditeur à taille humaine, Posidonia est un modèle séduisant.

L’univers de Matnak en images

Questions fréquentes sur Les Terres de Matnak

Qu’est-ce que Les Terres de Matnak ?

Un JDR mystic-fantasy à zoomorphose édité par Posidonia Éditions. Les joueurs incarnent des Éclaireurs, humains progressivement transformés en semi-bêtes par un mal mutagène (Obwod). Univers post-déluge, cité refuge de Matnak sur les plateaux de Malaquie.

Qui sont les auteurs ?

L’équipe Posidonia : Mathieu Myskowski (illustrations, maquette, développement), Olivier Dalmasso (développement), Guillaume Meistermann (système), Jean-Pierre Hufen (scénarios). Travail collaboratif organisé en réunions hebdomadaires et gestion sous Google Drive.

Le jeu est-il sorti ?

Oui. La campagne participative s’est clôturée en janvier 2020 avec succès. Le livre de base a été publié en 2022 (déclaration BNF juin 2022). Plus de 150 illustrations couleurs et noir et blanc. Disponible chez Trollune, Amazon, et chez Posidonia Éditions directement.

Quelle est la mécanique de zoomorphose ?

Système de capacités animales modulables où chaque PJ peut activer ou subir des manifestations bestiales selon les circonstances. Risque : succomber définitivement à l’Obwod et perdre son humanité. Bénéfice : capacités hors normes pour résoudre des situations originales. Cœur narratif du jeu.

Qu’est-ce que Posidonia Éditions ?

Association loi 1901 cannoise sans but lucratif, dédiée à la création de jeux de rôle. Catalogue 2026 : Les Terres de Matnak, Chosen Ones, Gobelin qui s’en dédit, Les apprentis Sorciers, et autres titres en développement (Ynn Pryddein, Les Chroniques du Lac d’Or, Oxyde Rampant). Modèle associatif singulier dans le paysage JDR francophone.

Y a-t-il un kit d’initiation gratuit ?

Oui. Un kit d’initiation gratuit téléchargeable est proposé : 60 pages avec un résumé de l’univers, la base des règles, cinq personnages prétirés et un scénario complet. Idéal pour découvrir le système et l’univers avant d’investir dans le livre de base.

Mise à jour le 21 mai 2026 — Interview originale du 23 octobre 2019 conservée intacte. Article enrichi du suivi : Les Terres de Matnak publié en 2022 chez Posidonia Éditions (déclaration BNF juin 2022), livret du joueur et écran du meneur disponibles, plus de 150 illustrations dans le livre de base, accueil critique positif (SciFi-Universe, Unification France). Posidonia toujours active en 2026. Faits clés vérifiés en mai 2026 : auteurs Mathieu Myskowski + Olivier Dalmasso + Guillaume Meistermann + Jean-Pierre Hufen, mécanique zoomorphose, univers post-déluge Obwod, association loi 1901 cannoise.

Pour suivre nos chroniques JDR en direct et nos interviews hebdomadaires, on se retrouve chaque lundi soir à 21h sur la chaîne Twitch de Geek Powa.

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