En 2015, on partageait ici une découverte qui ressemblait à de la science-fiction : une surface transparente capable de capturer l’énergie solaire, développée à l’université du Michigan. À l’époque, le rendement plafonnait à 1 %. Dix ans plus tard, la technologie n’est plus un concept de labo. Des panneaux ont été installés sur de vrais bâtiments, le rendement a été multiplié par huit, et les chercheurs visent les 15 %. On fait le point.
Le principe est malin. Un panneau solaire classique est opaque : il absorbe toute la lumière, visible et invisible, pour la convertir en électricité. Une fenêtre solaire transparente fait le tri. Elle laisse passer la lumière visible (celle qu’on voit, les couleurs, le paysage derrière la vitre) et ne capture que les longueurs d’onde ultraviolettes et infrarouges, invisibles à l’œil nu. Résultat : on regarde à travers comme avec du verre normal, mais la vitre produit du courant.
La technologie clé s’appelle le concentrateur solaire luminescent transparent (TLSC). Développée par le professeur Richard Lunt à Michigan State University, elle utilise de petites molécules organiques qui absorbent la lumière non visible, la réémettent vers les bords du panneau, où des cellules photovoltaïques classiques la convertissent en électricité. « Personne ne veut travailler derrière du verre coloré, avait expliqué Lunt lors de la présentation initiale en 2014. On aurait l’impression de bosser dans une discothèque. »
En 2015, quand on en parlait sur Geek Powa, le rendement était de 1 %. Les meilleurs panneaux opaques atteignaient alors environ 15 %. L’écart semblait abyssal.
En bref : Les fenêtres solaires transparentes captent les rayons ultraviolets et infrarouges invisibles à l’œil nu pour produire de l’électricité. Développées depuis 2014 à Michigan State University, elles ont atteint 8,1 % de rendement en 2020 et sont installées sur de vrais bâtiments depuis 2021. Objectif : 10 à 15 % d’efficacité avec 50 % de transparence.
Du labo au bâtiment : comment une vitre devient un panneau solaire
Le principe est malin. Un panneau solaire classique est opaque : il absorbe toute la lumière, visible et invisible, pour la convertir en électricité. Une fenêtre solaire transparente fait le tri. Elle laisse passer la lumière visible (celle qu’on voit, les couleurs, le paysage derrière la vitre) et ne capture que les longueurs d’onde ultraviolettes et infrarouges, invisibles à l’œil nu. Résultat : on regarde à travers comme avec du verre normal, mais la vitre produit du courant.
La technologie clé s’appelle le concentrateur solaire luminescent transparent (TLSC). Développée par le professeur Richard Lunt à Michigan State University, elle utilise de petites molécules organiques qui absorbent la lumière non visible, la réémettent vers les bords du panneau, où des cellules photovoltaïques classiques la convertissent en électricité. « Personne ne veut travailler derrière du verre coloré, avait expliqué Lunt lors de la présentation initiale en 2014. On aurait l’impression de bosser dans une discothèque. »
En 2015, quand on en parlait sur Geek Powa, le rendement était de 1 %. Les meilleurs panneaux opaques atteignaient alors environ 15 %. L’écart semblait abyssal.
